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Publié par Anne

L'autonomie n'est pas la survie... L'autonomie c'est la responsabilité !

Bonjour ! Je vous partage aujourd'hui le commentaire de Martine Montvernay, sur un groupe Facebook auquel j'appartiens, qui exprime clairement le pourquoi d'une démarche de recherche d'autonomie - et donc d'intérêt pour la permaculture dans le sens large du terme, donc étendue à tous les aspects de la vie humaine :

"La démarche d'autonomie n'est pas la promesse d'une catastrophe, ou l'espoir inconscient d'une implosion de la fabrique pour pouvoir enfin revêtir nos parades camouflées et sortir le calibre 12 tacticool, mais bien la construction d'un mode de vie qui nous invite à matérialiser toujours un peu plus d'indépendance, de résilience et de liberté. L’autonomie  est le reflet physique, presque symbolique, d'une prise de conscience particulière, qui exprime non pas l'idée de s'affranchir du système par la destruction de celui-ci, comme un enfant frustré et ne pouvant pas briller ou s'assumer devant les règles de jeu en place, mais bien par la construction, en parallèle, d'une manière de vivre que nous pouvons comprendre et qui nous est utile au quotidien. Sans détruire, mais en restaurant le bon sens.

Je ne m'intéresse pas à la Permaculture pour survivre à la faim dans le cadre d'un effondrement total et systémique du monde tel que nous le connaissons, je m'y intéresse pour contribuer à la construction d'une vie locale, saine et cohérente avec mon environnement, pour pouvoir manger des aliments sains, pour limiter le trajet de certains produits, et m'affranchir (c'est a dire avoir la liberté de choisir de participer ou non) de l'agri-business, de la monoculture et de la destruction de nos sols.

Je ne m'intéresse pas à la chasse pour le plaisir de tuer un animal, ou pour pouvoir me nourrir après une apocalypse quelconque, je m'y intéresse pour m'affranchir de la manière actuelle dont nous concevons l'élevage, et de la déconnexion programmée et hypocrite de notre rapport à la mort.

Je ne m'intéresse pas à des énergies alternatives pour pouvoir continuer d'utiliser mon frigo quand la troisième guerre mondiale éclate, je m'y intéresse pour réduire l'impact de mes factures mensuelles sur mes finances, pour ne pas être dépendant du système pour mon électricité en cas de panne, pour m'affranchir du monopole énergétique de compagnies « douteuses » et de certains enjeux écologiques que devront subir nos enfants... pour remplir les poches de leurs actionnaires.

Je ne m'intéresse pas à l'hygiène et la santé pour pouvoir me faire des points de sutures après une fusillade quand l'effondrement de l'économie globale nous aura plongée au 18eme siècle...je le fais pour pouvoir intelligemment porter assistance à une personne blessée, à mon voisin, pour pouvoir fabriquer mon propre savon bio sans tests sur les animaux, pour pouvoir éviter de tomber malade et m'interdire la productivité, pour faire des économies, pour peut être réduire l'impact sur le monde hospitalier du pouvoir des grandes compagnies pharmaceutiques...

Je ne fais pas de la récupération des eaux de pluie pour pouvoir continuer de boire durant la prochaine pandémie, je le fais pour réduire le gaspillage ambiant d'une ressource critique, pour réduire mes factures, pour arroser mes légumes, pour ne pas être dépendant du système s’il y a une coupure, parce que c'est facile et que ça a du sens. 86 % de l'eau de pluie court jusqu'aux océans, avec du plastique dans son sein. Je ne m'intéresse pas au zéro déchet pour avoir l'air écolo, mais parce que c'est indispensable à l ‘activité des mers et des océans.

[...] Je ne fais pas des réserves de nourriture pour pouvoir bouffer quand tout le monde a faim, je le fais pour m'affranchir d'un système de distribution "juste-à-temps", pour faire des économies, pour mitiger les fluctuations de prix causées par la spéculation sur les produits de base, pour ne pas avoir à prendre la voiture le dimanche matin quand je m'aperçois que je n'ai plus de sucre ou de sel, et donc payer plus de taxes, utiliser plus d'essence..."

A cela j'ajoute que l'autonomie commence par les besoins les plus primaires : manger, se laver, se soigner... et nous entraîne à développer notre autonomie de penser, c'est-à-dire notre esprit critique, notre lucidité vis à vis de toutes les manipulations (marketing, maniement de la peur, etc.) dont nous sommes destinataires. C'est une quête de liberté et d'indépendance particulièrement bienfaisante et gratifiante, car elle nous rend la responsabilité de nos vies, de note impact sur l'environnement, sur les autres, et donc l'usage de note libre arbitre. Rien que cela. Elle nous rapproche ainsi de notre la véritable dignité humaine, tout simplement.

 

 

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Gabriel 05/03/2019 19:39

Intéressant votre site ! Je suis également de la Meuse (sud) ou je cultive un jardin (notamment des carottes, panais, haricots, salades, melons, courges..) et un verger (mirabelliers, cerisiers, pêchers, pommiers, amandiers, noyers, noisetiers, figuiers, poiriers...)

Anne 05/03/2019 19:58

Bravo ! Je suis surprise de lire que vous avez des amandiers. Est-ce qu'ils fructifient ? Quelle est la variété ?